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Lundi matin, mobilisation conséquente devant les caisses de l'hypermarché.Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

Lundi, une partie du personnel de l'hypermarché a arrêté de travailler. En cause : les conditions de travail.

 

« Aujourd'hui, le coeur n'y est plus... » C'est par ces mots que les clients de Carrefour ont été accueillis lundi. Dans les premières lignes du tract distribué par la CGT et la CFTD, les représentants du personnel assurent que « si 2011 a été une année soi-disant « commercialement difficile » pour Carrefour, elle aura été socialement catastrophique pour l'emploi et les salariés. Les perspectives 2012 ne sont pas meilleures. Elle a bon dos la crise ! »

C'est pour cette raison que les deux syndicats avaient lancé un appel à la grève. Le 13 avril déjà, les syndicats avaient mené un débrayage. Lundi, l'appel couvrait toute la journée et la mobilisation a été plus importante. Lundi matin, on comptait 40 salariés rassemblés dans la galerie commerciale de l'hypermarché. Les syndicats insistent sur la dégradation des conditions de travail. « Certains cadres tiennent des propos irrespectueux. Il y a aussi une pression psychologique, assure Godefroy Vincent, délégué CGT. Personnellement, je dois remplir 12 rayons cet après-midi ! »

Samedi matin, les deux syndicats ont été reçus par le directeur pendant plus de deux heures. « Il s'est engagé à mettre en place des solutions. À améliorer certaines organisations... » Les syndicats attendent de voir. Ils réclament surtout des créations d'emplois. Sur ce point, les interrogations sont d'actualité. « On entend parler de menace d'au moins 3 000 suppressions d'emplois en France. Mais le groupe dispose d'un trésor de guerre. Ce sont les actionnaires qui souhaitent dégager des bénéfices » glisse Stéphane Mens (CGT). Des réunions importantes doivent se tenir en mai et en juin.

En fin de journée, Pierre Grosjean, directeur du jour, a fait le point. « J'ai insisté sur le fait que je souhaitais rencontrer les salariés, rayon par rayon, à partir du 4 mai. Je suis à l'écoute sur les problèmes de chacun. Mon souhait est d'arriver à la meilleure façon de travailler. » C'est dans ce contexte que la CFDT a suspendu son mouvement à 13 h. « Il n'y avait plus qu'une quinzaine de salariés dans la galerie en milieu d'après-midi » assure le directeur. Sur la menace de suppression d'emplois, un seul commentaire. « À Quimper, ce n'est pas d'actualité. »

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE
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