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Les employés dénoncent le sort de leur collègue dans un tract.

Gilles Loupi a été reçu samedi par sa direction pour un entretien préalable à licenciement. Ce cadre de Carrefour est, depuis le 22 octobre, mis à pied à titre conservatoire. Un employé de l’hyper de Saint-Jean- de-Védas que ses collègues avaient décidé de soutenir hier, en distribuant des tracts à l’entrée du magasin.

"Le courrier de mise à pied était prêt"

"C’est une affaire totalement disproportionnée, lâchait hier le délégué CGT de Carrefour, Patrick Brun. Sauf si l’on veut se défaire d’un salarié." Le 22 octobre dernier, chef de rayon, Gilles Loupi et son équipe n’avaient pu achever avant l’ouverture l’implantation des linéaires de jouets de Noël. Invité à se présenter devant la direction, "à 11 h, explique-t-il, pour faire le point, on m’a reproché des palettes et des matériels dans les rayons et qu’il était inacceptable de ne pas avoir achevé l’implantation à temps. Le courrier de mise à pied était prêt."

"Réduire la masse salariale"

Ce quadragénaire, salarié Carrefour depuis dix-huit ans, n’y croit toujours pas, ne "comprend pas" ce qui lui arrive, se dit bien noté, arguant d’une carrière démarrée comme simple employé "avant de gravir les échelons. Je ne dois donc pas être si mauvais." Du côté de la CGT, on s’interroge sur le "prétexte" éventuellement trouvé par la direction, confrontée au besoin de "réduire la masse salariale" face au recul du chiffre d’affaires. En évoquant des départs déjà nombreux depuis un an. Hier, William Ramos, le directeur, absent, aucun membre de la direction ne se disait habilité à faire de commentaire

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE
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