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La Voix du Nord L'ancien manager a rejoint son domicile de Pecquencourt hier en fin d'après-midi, avec l'aide de sa famille.

 

 

C'est un dénouement presque inattendu, puisque la veille au soir, la situation était totalement bloquée. Hier, un accord a enfin été trouvé entre les deux parties. Philippe Loridan, licencié de Carrefour Auchy-les-Mines, est rentré chez lui en fin de journée. Très affaibli, mais soulagé.

 

PAR CÉLINE WLODARSKI

bethune@info-artois.fr

La nouvelle est tombée hier après-midi. Le matin même, on avait annoncé à Philippe Loridan qu'une nouvelle proposition serait envoyée dans la journée à son avocat. « Les heures ont été extrêmement longues, avoue-t-il, et très stressantes. » Finalement, c'est une bonne nouvelle qui est arrivée, presque comme un miracle, alors qu'il se voyait déjà passer une nuit de plus dans sa voiture.

Le protocole n'est pas encore signé, mais les deux parties ont trouvé un accord, qui convient à cet ancien manager du rayon boucherie du Carrefour Auchy-les-Mines, embauché il y a six ans et qui était en arrêt maladie pour une grave dépression depuis décembre 2010 et jusqu'à fin décembre 2011. Il devait reprendre le travail le 2 janvier, sauf qu'à la veille de Noël, la direction du magasin lui a fait parvenir une lettre de licenciement.

Une procédure qu'il dénonçait comme « abusive » depuis le début de son combat, entamé le 2 janvier et qui a pris fin après seize journées de grève de la faim, durant lesquelles il a été soutenu sans relâche par l'Union locale CGT de Liévin, qui faisait circuler une pétition dans la galerie marchande, et par la CFTC. « Sans ces gens-là, ça aurait été encore plus difficile », expliquait-il hier soir. Très affaibli, il a dû demander l'aide d'un membre de sa famille pour regagner son domicile de Pecquencourt, où « tout le monde est soulagé ». Sa mère certainement aussi. Âgée de 84 ans, elle s'était engagée à prendre la relève si son fils était hospitalisé.

Philippe Loridan, qui fêtera ses 55 ans en juin prochain, estime que ses chances de retrouver du boulot sont infimes. Si ses perspectives d'avenir en sont, depuis hier soir, toujours au même stade, elles lui paraissent néanmoins un peu moins sombres. « Je pourrai prétendre aux Assedics pendant trois ans, et après ce sera le RSA », déclarait-il déjà il y a quinze jours.

Nous n'avons pas réussi à joindre la direction.

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE
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