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État d'urgence : quelles conséquences pour les centres commerciaux ?
État d'urgence : quelles conséquences pour les centres commerciaux ?

La mise en place de l'état d'urgence laisse aux préfets le soin de décider des mesures de sécurité appropriées dans leur département. Pour les centres commerciaux, il s'agit surtout de renforcer la fouille des sacs et, au-delà, d'afficher la présence rassurante des forces de l'ordre.

Dans la foulée des attentats meurtriers du 13 novembre, les magasins qui ont baissé le rideau ce week-end l'ont fait de leur propre initiative. Galeries Lafayette, Printemps, BHV, notamment, se sont résolus à fermer les portes de leurs points de vente dans la capitale.

De la même manière, plusieurs centres commerciaux d'Ile-de-France sont restés fermés samedi 14 novembre (seuls les hypers étant ouverts), suite à une décision de leur gestionnaire. D'autres ont choisi de ne pas ouvrir dimanche, contrairement à ce qui était prévu.

Aucune fermeture, toutefois, n'était plus annoncée à partir de ce lundi.

 

L'Île-de-France, en vertu du décret sur l'état d'urgence publié le 14 novembre, est concernée par davantage de mesures exceptionnelles que les autres régions.

Non seulement des interdictions de circulation, dans certains lieux et à certaines heures, peuvent être prononcées par le préfet, mais la décision peut également être prise de fermer provisoirement des "salles de spectacles, débits de boissons et lieux de réunion de toute nature" (loi du 3 avril 1955 relatif à l'état d'urgence).

En matière de commerce, la seule mesure de fermeture prise à ce stade par la préfecture d’Île-de-France concerne les marchés de rue ou de Noël, interdits jusqu'au 19 novembre.

De façon générale, les préfets ont le plus souvent décidé d'accroître la surveillance des centres commerciaux et des grandes surfaces, avec des patrouilles renforcées.

Fouille obligatoire des sacs

Les magasins eux-mêmes et les exploitants de galeries sont incités à instaurer ou à intensifier la fouille des sacs.

"Dans les centres commerciaux, les contrôles aléatoires c'est un sac ouvert sur vingt. Désormais c'est un sac sur sept", a par exemple détaillé Michel Delpuech, le préfet de la région Rhône-Alpes (France Bleu Saint-Étienne Loire). Pierre Dartout, préfet de la région Aquitaine, fait de la fouille des sacs dans les grandes surfaces "une obligation". Seules les palpations ne sont pas autorisées (France 3 Aquitaine).

"Une vigilance accrue justifiée par l’état de la menace est demandée [aux responsables de centres commerciaux]avec notamment le contrôle systématique des accès et l’inspection visuelle des sacs", a pour sa part expliqué le préfet de Saône-et-Loire Gilbert Payet (France 3 Bourgogne).

Dans une note du 14 novembre, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve demande aux préfets de s'assurer "d'une visibilité maximale des forces de sécurité intérieure et des armées auprès de la population".

"Notre visibilité globale sera accrue. L’objectif est de protéger, dissuader et rassurer", confirme le colonel Benoît Brulon, porte-parole de l’opération Sentinelle en région parisienne (Direct Matin).

"On sécurise un maximum, renchérit un fonctionnaire de police à Nantes (Breizh-info), au sujet des patrouilles en ville et dans les centres commerciaux. C’est-à-dire qu’il y a une dizaine de policiers avec un armement collectif ou individuel bien visible, c’est plus symbolique qu’autre chose."

État d'urgence : quelles conséquences pour les centres commerciaux ?
Tag(s) : #REVUE DE PRESSE
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