Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Gennevilliers : guerre du Kinder en hypermarché

Dans les rayons de l’hypermarché Carrefour de Gennevilliers, ce jeudi, plus de Kinder Bueno par paquet de deux, et les Kinder Maxi se comptent sur les doigts d’une main. Devant ces quelques cartons vides, une affichette explique aux clients : « La sociéte Ferrero souhaite nous imposer des hausses tarifaires sur l’ensemble de ses produits qui nous semblent injustifiées par rapport au prix actuel des matières premières.

Nous ne pouvons par conséquent pas accepter de telles hausses ». Conclusion : la grande surface ne proposera plus de Nutella, Kinder, Duplo, Ferrero ou Tic-Tac, produits de la marque d’agroalimentaire italienne.

« Nos négociations annuelles avec la grande distribution se terminent toujours fin février, confie le merchandiser d’une autre grande marque de l’alimentaire. Visiblement, Carrefour et Ferrero ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur les prix et Carrefour entame un bras de fer. En attendant, les magasins continuent à mettre en rayon les stocks qu’ils ont en réserve. Ensuite, ils videront les stocks de l’entrepôt qui a interdiction de commander. Dans quelques jours ou semaines, selon les produits et les stocks, cette partie de rayon risque d’être vide… »

Au magasin de Gennevilliers, on renvoie poliment vers la direction nationale de Carrefour. Qui « ne fait pas de commentaires sur cette affaire avec Ferrero ». Et du côté de Ferrero, on affirme qu’il n’y a « aucun conflit avec Carrefour ». La marque assure avoir négocié, clôturé et signé ses contrats annuels avec toutes les enseignes sans exception.

« Je n’avais pas vu l’affiche », s’étonne ce client du supermarché de Gennevilliers. Même s’il tient deux paquets de Kinder Maxi dans la main « car les enfants aiment bien ça », le conflit entre les deux géants laisse ce père de famille globalement indifférent. Ce n’est pas le cas de Jacqueline, 68 ans : « Cette affiche, c’est de l’intox, lance, amère, cette habitante de Clichy. Carrefour veut donner l’impression qu’il est le preux chevalier blanc du prix. Mais comme les autres enseignes, ce n’est pas tant mon pouvoir d’achat qui compte que leur marge… A la fin de toute façon, c’est le consommateur qui est pris en otage. On est bien obligés de faire nos courses… ».
Pas plus aujourd’hui qu’hier, elle n’achètera de chocolats Kinder qu’elle juge « trop sucrés ». Mais elle ajoute tout de même sur le panonceau un petit mot avec le stylo de sa liste de course : « Menteur ! ». Un autre commentaire manuscrit, rayé au feutre mais encore lisible, indiquait quant à lui : « On va aller l’acheter ailleurs, alors ! ».

Gennevilliers : guerre du Kinder en hypermarché
Tag(s) : #REVUE DE PRESSE
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :