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Le mardi 7 septembre, exigeons le RETRAIT du projet de loi sur les retraites !

Force ouvrière réaffirme que « le projet du gouvernement ne convient pas (passage de 60 à 62 ans et de 65 à 67 ans) » et qu'« il faut donc exiger le retrait de ce texte pour construire une autre réforme respectueuse des besoins sociaux pour les générations actuelles et à venir ».

« le gouvernement veut nous faire croire que cette loi est une fatalité. La vérité, c'est qu'on ne va pas chercher l'argent là où il est, dans les entreprises exonérées de cotisations sociales, et que c'est toujours le travailleur qui paye. Si tout était fait comme il faut, il n'y aurait pas de trous dans le budget des retraites ni de la Sécurité sociale. Ce plan ne règlera pas le problème des retraites ». (un syndicaliste FO)

Plus de 30 milliards d'euros d'allègements de cotisations sociales patronales par an...

L'employeur est exonéré de cotisations patronales de sécurité sociale sur les bas salaires, de manière dégressive jusqu'à 1,6 Smic. Depuis juillet 2007, l'exonération est totale au niveau du Smic pour les entreprises de moins de 20 salariés. C'est pourquoi les salaires n'augmentent pas (notamment à Carrefour ou l'augmentation annuelle des salaire est depuis des années inférieure à l'inflation). Les patrons, dont Carrefour, afin de bénéficier de centaines de millions d'euros provenant de ces exonérations sociales, maintiennent volontairement un système de "basse pression salariale" qui creuse depuis 15 ans les prétendus déficit (sécurité sociale, retraite) et justifie une politique de rigueur basée sur la peur et la culpabilisation des travailleurs.

La liste des exonérations ciblées s'est aussi allongée au fil des ans, apprentis, chômeurs, heures sup', recrutement pendant la crise dans les entreprises de moins de dix salariés (dispositif "zéro charges"), etc.

Depuis 2006 et un rapport très sévère de la Cour des comptes, la politique d'exonération est sur la sellette. Son coût pour les finances publiques a été multiplié par dix depuis 1993, année où a été initiée par Edourad Balladur la politique d'allègement des cotisations sociales. Ces allègements ont représenté une somme globale de 31 milliards d'euros en 2008. Impressionnant, même si le manque à gagner pour la Sécurité sociale est compensé à plus de 80% par l'État.

 

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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