Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

François Fillon et Eric WoerthEric Woerth a bouclé ses entretiens avec les partenaires sociaux. Le chef de l'Etat se dit prêt à des évolutions jusqu'en septembre.

Alors que 66% des Français jugent le projet de réforme du gouvernement sur les retraites injuste (sondage TNS Sofres-Europe 1), Nicolas Sarkozy a demandé vendredi 18 juin à Eric Woerth de lui proposer "les évolutions qui pourraient être envisagées" au plus tard en septembre "avant le début du débat parlementaire", a annoncé l'Elysée. Le ministre du Travail a bouclé ses entretiens avec les partenaires sociaux rue de Grenelle afin de peaufiner la réforme.  Lors d'une réunion de quelques ministres à l'Elysée autour du chef de l'Etat, Eric Woerth lui a fait part des "remarques et suggestions" ainsi formulées.
"Les partenaires sociaux ont en particulier insisté sur la nécessité de mieux prendre en compte la pénibilité ainsi que la situation des personnes qui ont commencé à travailler avant 18 ans, et d'apporter une réponse à la problématique des poly-pensionnés (c'est-à-dire des assurés qui relèvent au titre de leurs droits à retraite de plusieurs régimes de base et, qui compte tenu de la diversité des règles existantes, peuvent aujourd'hui être pénalisées dans le calcul de leurs droits à retraite)", est-il précisé dans le communiqué.
"Le chef de l'Etat a enfin demandé à Eric Woerth et à Georges Tron (secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, ndlr) de procéder à la saisine des différents Conseils chargés d'examiner le projet de loi avant sa présentation en Conseil des ministres le 13 juillet", conclut le texte.

"Discuter des centièmes derrière la virgule"

Le secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, Georges Tron, a lui exclu, vendredi dans Le Figaro, de compenser la hausse des cotisations retraites des fonctionnaires, prévue par la réforme à venir, par une hausse des salaires.
Après avoir été reçu par Eric Woerth jeudi, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a déploré n'avoir reçu "aucune réponse", et n'a décelé aucune "marge de manœuvre". Venu "sans illusion", le président de la CFTC, Jacques Voisin, est lui ressorti "déçu". Vendredi, le président de la CFE-CGC, Bernard van Craeynest, a lui demandé que les salariés ne travaillent pas plus longtemps "pour des prunes" et réclamé "des recettes concrètes supplémentaires". "Notre préoccupation majeure, c'est que les pensions ne baissent pas. Si on ne fait rien, inéluctablement, les retraites vont baisser", a-t-il jugé.
La CGT et FO ont elles décidé de boycotter les nouvelles discussions au ministère. "Si c'est pour discuter des centièmes derrière la virgule, ce n'est pas la peine", a déclaré un porte-parole de FO. "Le ministre a dit clairement qu'il ne reviendrait pas sur la philosophie du texte. Or nous, c'est tout le texte que l'on veut changer", a renchéri Eric Aubin (CGT).La CGT considère que le projet va "aggraver les inégalités" entre les hommes et les femmes, qui touchent déjà en moyenne des pensions bien inférieures.
Parce que les femmes subissent souvent "des carrières discontinues, des précarités ou des aléas de la vie", elles sont particulièrement "pénalisées" par les allongements de durée d'activité, estime la confédération.
le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a d'autre part lancé un appel pour être "beaucoup plus d'un million" à manifester le 24 juin pour "créer l'événement" et faire obstacle à la réforme des retraites.

(Challenges.fr, avec AFP)

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :