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Aujourd'hui en France.fr

La Sécu peut-elle licencier une de ses employées parce qu’elle a été trop souvent malade ? Cette question met le feu aux poudres au sein de la Caisse primaire d’assurance maladie de Valence (Drôme) depuis le renvoi, « pour absence répétée », d’Aurélie. Cette téléconseillère de 24 ans travaillait en CDI sur une plate-forme téléphonique traitant les appels des usagers drômois, ardéchois et isérois.

Souffrant de sérieux soucis physiques directement liés à sa fonction, selon ses défenseurs, la jeune femme aurait été contrainte de se mettre en arrêt maladie plusieurs dizaines de fois en un an et demi.
Des absences insupportables et bien trop nombreuses pour ses supérieurs qui, même s’ils ne lui ont reconnu aucune faute professionnelle, ont décidé de s’en séparer. « Cela désorganisait complètement le service », justifie la direction. « Son licenciement lui a été signifié officiellement par voie d’huissier il y a quelques jours après un entretien préalable, explique Michèle Perrier, déléguée CGT, qui juge cette décision scandaleuse. Aurélie a développé une pathologie liée au téléphone et signalée à la médecine du travail. Certes, elle a eu beaucoup d’absences de très courte durée mais à chaque fois, elle est revenue. Nous sommes en colère car elle aurait pu être mutée dans un autre service. Un remède à sa pathologie a même été trouvé avec un traitement de fond… » Choqué, le personnel de la CPAM de Valence, soutenu par des collègues d’autres caisses, multiplie pétitions, réunions d’informations et grèves afin de faire réintégrer Aurélie. Le malaise est d’autant plus grand que ce limogeage est contraire au Code du travail, estiment les syndicats : « L’état de santé ou le handicap ne peuvent pas être un motif de licenciement », explique Michèle Perrier. La direction, elle, estime être dans son bon droit.

« L’évocation du Code du travail par les syndicats est un peu simpliste », confie un responsable, précisant que cette décision repose sur de nombreuses jurisprudences. Et d’ajouter que la CPAM n’a pas « renvoyé Aurélie pour supprimer son poste puisqu’elle a été remplacée depuis. Quant à l’éventuelle pathologie liée à sa fonction, à notre connaissance, la médecine du travail n’a jamais émis de réserve. Pour nous cette personne était donc apte. »
Le conseil des prud’hommes devrait être saisi prochainement de cette affaire, la CGT envisageant de prendre en charge les frais d’avocat d’Aurélie.

source aujourd'hui.fr
Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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