"Peuples de l'Europe, soulevez-vous", pouvait-on lire mardi en grec et en anglais sur une banderole accrochée pendant quelques heures au rocher de l'Acropole par 200 militants communistes.

Les syndicats grecs n'ont pas l'intention de laisser le gouvernement mettre en place sa cure d'austérité sans rien dire. L'épreuve de force a commencé mardi dans les rues des grandes villes de Grèce.

Grève générale

Plusieurs milliers de fonctionnaires et enseignants ont défilé dans le centre d'Athènes alors que les syndicats appellent mercredi à une nouvelle grève générale.

Les organisations protestent contre le traitement de choc budgétaire annoncé dimanche par Athènes en contrepartie de l'aide financière de l'UE et du FMI.

Mesures d'austérité

Hausse de la TVA, suppression des 13e et 14e mois de salaires des fonctionnaires, augmentation des taxes: ces mesures inédites vont frapper une population déjà très touchée par la crise économique.

Mais ces manifestations commencent à agacer certains pays européens. "Quand on voit les mouvements de protestations en Grèce, notre patience, à moi et au reste de l'Europe, est quasiment à bout", a indiqué le vice-chancelier et ministre des Finances autrichien Josef Proell.

Agacements européens

Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a été encore plus clair. Il a menacé la Grèce d'arrêter le versement des 110 milliards d'euros de prêts promis par l'UE et le FMI si le pays ne mettait pas en place son plan de rigueur.

"S'il y avait des manquements" au programme d'austérité, "les versements seraient stoppés. Et alors le défaut de paiement menacerait à nouveau Athènes", a-t-il déclaré.

 

source www.e24.fr