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Après le fonds Knight Vinke, c'est au tour d'un actionnaire familial, Hervé Defforey, de s'opposer à l'introduction en Bourse de 25% du capital de Carrefour Property et de 100% de Dia.

C'est maintenant au tour des actionnaires familiaux du groupe Carrefour de faire entendre leur voix. Parmi eux, figure Hervé Defforey, l'un des fils de Denis Defforey co-fondateur du groupe Carrefour avec Marcel Fournier en 1959. "Je ne suis qu'un petit actionnaire deCarrefour. Mais je voterai non" aux projets de scission de Carrefour, indique à La Tribune Hervé Defforey, ancien directeur financier du groupe. Contacté par La Tribune, le clan Halley, actionnaire de référence du groupe avant la volée en éclats de son pacte d'actionnaires en 2007, n'a pas répondu à nos appels pour faire part de son opinion. Mais tous les analystes financiers s'interrogent sur la prise de position des héritiers de Paul-Louis Halley. Ce dernier, décédé en 2003, avait fondé Promodès avec son frère Robert Halley, actuel président du conseil d'administration, groupe fusionné avec Carrefour en 1999.

C'est donc au tour de Colony Capital et de Groupe Arnault d'être sous pression. Le 21 juin, les actionnaires de référence du groupe Carrefour, qui détiennent 14% du capital du distributeur et 20% des droits de vote, espèrent décrocher l'aval de l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires du distributeur pour procéder à deux opérations majeures : l'introduction en Bourse de 25% du capital de Carrefour Property, sa foncière, et de 100%, son enseigne de hard discount Dia. Mais, à deux mois de la tenue de cette AG, les deux actionnaires de Carrefour qui ont dicté ces projets au directeur général Lars Olofsson se heurtent à des vents contraires. L'activiste new-yorkais Knight Vinke, actionnaire à hauteur de 1 % du capital, démarche les actionnaires institutionnels du groupe pour s'opposer à ce projet jugé sans intérêt stratégique, a révélé Challenges.fr (La Tribune du 31 mars).

L'enjeu est de taille. Pour être approuvés en Assemblée générale extraordinaire, les projets de scission de Carrefour doivent obtenir les deux tiers des votes des voix présentes ou représentées. À la tête de 20% des droits de vote, Colony Capital et Groupe Arnault doivent rallier le plus grand nombre d'actionnaires à leur cause. Obtiendront-ils ces voix ? "Et inversement, Knight Vinke fédérera-t-il un tiers de voix contre ce projet ?", s'interroge un analyste financier. D'après Reuters, pour contrer les plans de Colony Capital et Groupe Arnault, il lui faudra convaincre environ 25% des actionnaires du groupe, en faisant l'hypothèse qu'environ 75% des votants sont représentés en moyenne en assemblée générale extraordinaire et qu'il faut obtenir le tiers des votes pour faire capoter le projet. Mais en mai 2010 lors de la dernière assemblée générale de Carrefour, seuls 50% des titres étaient présents ou représentés. Knight Vinke n'aurait alors eu à rallier que 16% environ des votants. "Tout dépendra donc du taux de participation à l'AG du 21 juin", conclut un analyste.

D'ici là, les avis des analystes financiers pèseront lourd. La plupart s'interrogent sur l'intérêt stratégique de ces opérations et leur "création de valeur". Estimé à environ 4 milliards d?euros, le produit des ventes de Carrefour Property et Dia doit revenir exclusivement à ses actionnaires. Depuis l'annonce du plan de scission, le titre Carrefour a abandonné 9,6%. L'échec de ce projet pourrait encore aggraver la descente aux enfers de Carrefour. "Il pourrait aussi remettre en cause le partenariat entre Colony Capital et Groupe Arnault", ajoute un analyste financier.

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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