La crise économique avait porté le hard discount en 2008. Mais le secteur a connu une année plus difficile en 2009.

Malgré une progression du nombre de magasins et des investissements publicitaires, sa part de marché est passée de 14,3% en 2008 à 14,1% l'année dernière en valeur, selon une étude Kantar Worldpanel publiée lundi.

Le panier moyen a ainsi reculé à 22,7 euros contre 23,1 euros en 2008, tandis que la fréquence des visites a plafonné.

Les enseignes allemandes Aldi et Lidl s'en sortent un petit mieux que leurs concurrentes. Leur part de marché s'est stabilisée à 4,8% pour Lidl et 2,5% pour Aldi. Les marques françaises comme Leader Price (Casino), Ed (Carrefour) ou Netto (Les Mousquetaires) ont en revanche davantage souffert de cette situation, souligne l'étude.

Les marques françaises en recul

"Dans un contexte où les enseignes traditionnelles ont mis en application" la Loi de modernisation de l'économie (LME) et "ont baissé leurs prix, l'avantage concurrentiel du hard discount a perdu de son impact et explique sans doute la baisse de leur image globale", estime Gaëlle Le Floch, directrice de l'unité distribution de Kantar Worldpanel, citée dans le communiqué.

Avec les "premiers signes d'une conjoncture plus favorable, les ménages français ont retrouvé le chemin des petits hypers", qui allient choix des produits et proximité, relève l'étude.

"Les enseignes classiques ont plus que jamais joué la carte de leurs marques de distributeurs (...) empiétant encore cette année sur le territoire des marques nationales", ajoute Kantar.

Le hard discount a ainsi été directement concurrencé par les marques de distributeurs économiques des enseignes classiques, notamment Carrefour Discount.