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 Ivry, vendredi. En 2010, une enquête liée au stress menée au Carrefour d’Ivry présentait 31% d’hyperstressés.

Les salariés de  d’Ivry n’ont pas le moral. Un constat qui était déjà tombé en 2010, lors d’une  liée au stress au travail menée de janvier à mai dans cinq magasins test du groupe. Celui d’Ivry présentait alors le niveau d’hyperstress le plus élevé, soit 31%. Un taux qui expose le salarié à un risque plus important de développer des problèmes de .

« Si on refaisait l’enquête aujourd’hui, le pourcentage serait bien plus conséquent », soupire un employé.

 

D’autant que lors de la restitution des résultats de l’enquête, en février 2011, le directeur de l’hypermarché de l’époque, ainsi qu’un membre du groupe Carrefour France, s’engageait à « refaire une mesure » en 2013 et à mener des actions pour améliorer la vie professionnelle des salariés.

Qu’en est-il aujourd’hui? Aucune nouvelle enquête n’est prévue sur le site mais Pascal Monin, directeur des ressources humaines des hypermarchés Carrefour, insiste : « Le bien-être au travail est un souci permanent chez nous. Depuis l’enquête, nous avons proposé plusieurs formations aux salariés : SOS Conflit, formation managériale… En juillet, nous avons signé un accord santé au travail et, depuis l’année dernière, un directeur national de la santé au travail a été nommé. Par ailleurs, un dispositif d’écoute à l’attention des salariés, parfaitement anonyme et géré par une entreprise extérieure, est accessible 24 heures sur 24. Deux cents appels ont été répertoriés l’année dernière, et même si le dispositif a été lancé en cours d’année, sur 65000 salariés, on peut relativiser… » Ce n’est pas l’avis de certaines organisations syndicales et de nombreux salariés. « Ici, c’est la politique du marche ou crève. En 2011, nous étions 523 salariés, nous n’en sommes plus que 399. Les gens travaillent donc en sous-effectif d’où une montée de stress encore plus importante. Dans le même temps, la direction a été renouvelée et l’ambiance s’est encore dégradée. La communication ne passe pas avec elle. Nous avons de plus en plus de contrats avec des restrictions médicales, beaucoup d’arrêts maladie mais la direction ne se demande pas pourquoi. Rien qu’en caisse, le taux d’absentéisme est de 14% », illustrent les représentants CFDT et l’une des représentantes SCS (Syndicat des commerces et services). Contacté à plusieurs reprises, le syndicat majoritaire FO n’était pas joignable.

« On nous en demande toujours plus, sans aucune considération, concède une caissière. Nous sommes tellement peu nombreux que, pour la première fois de ma carrière, j’ai vu des clients abandonner leur chariot en plein magasin. C’était d’ailleurs l’une des raisons de notre débrayage du mois de décembre. » Un malaise constaté dans différents secteurs de l’hypermarché, « que nous supportons encore grâce à la solidarité entre salariés mais notre esprit de famille se perd aussi progressivement », s’inquiète un employé.

 

Le Parisien

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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