Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Vidéosurveillance, biométrie... Selon le rapport de la Cnil publié aujourd’hui, la moitié des sociétés suivies surveillent leurs salariés à leur insu.

Salariés, on vous espionne! C’est en substance le constat dressé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui rend public ce jeudi son rapport d’activité 2009. Vidéosurveillance, enregistrement des conversations téléphoniques, géolocalisation, biométrie… Les progrès technologiques offrent aux patrons une palette de plus en plus vaste pour pister leurs employés.

En 2009, la Cnil a ainsi enregistré plus de 3 100 demandes d’autorisation pour l’installation de systèmes de vidéosurveillance au sein d’entreprises, contre à peine 2 500 en 2008, et 2838 demandes pour des dispositifs de géolocalisation (sur les téléphones portables ou les véhicules). « C’est une progression très importante », souligne Yann Padova, le secrétaire général de la Cnil. Le risque en cas d’absence d’arrangement à l’amiable : une amende pouvant atteindre 10 000 €.

plus géolocalisation, un cocktail dangereux

Certes, la majorité des sociétés respectent les règles en informant au préalable les de l’installation de ces dispositifs, censés sécuriser les sites et limiter les fraudes.
Mais la Cnil doit toutefois hausser le ton. « La moitié des contrôles dans les entreprises ont révélé des irrégularités », souligne Yann Padova. Secrétaires d’une société de transport filmées en permanence derrière leur bureau, objectifs de caméras installés dans les vestiaires des employés, émetteurs de géolocalisation placés à l’insu des salariés… L’imagination n’a pas de limites (lire encadrés).
D’autant que la technologie progresse. De plus en plus d’entreprises se tournent vers la biométrie. Le corps des salariés est utilisé pour assurer la sécurité des entreprises. La Cnil a enregistré plus de 800 demandes pour l’installation de tels procédés dans les entreprises en 2009. De quoi renforcer les risques de flicage.
Par ailleurs, la Cnil s’inquiète de la montée des réseaux sociaux couplés à des procédés de géolocalisation tels que Latitude ou Foursquare. Les données collectées sont en effet vendues et les utilisateurs se retrouvent démarchés par des entreprises qui leur font des offres ciblées en fonction de leur situation géographique.

 

SOURCE WWW.LEPARISIEN.FR

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :