Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

 

Coup de massue sur Massy !

27 août

Des réductions d'effectifs étaient attendues depuis que le nouveau PDG Georges Plassat a indiqué en juin que la réduction des frais généraux et des coûts de siège était une priorité pour redresser Carrefour, miné notamment par des lourdeurs administratives et des erreurs stratégiques.


"D'après nos informations, on pense qu'il sera annoncé entre 500 et 600 suppressions de postes environ dans les sièges, soit un peu moins de 10% des effectifs".
L'ajustement des effectifs attendu chez Carrefour est en route. Le deuxième distributeur mondial a convoqué des comités centraux d'entreprise extraordinaires ainsi que le comité de groupe mercredi 29 août, à la veille de la présentation de ses résultats semestriels. À l'ordre du jour, une «information sur la situation et les perspectives économiques et sociales pour Carrefour en France concernant les sièges.»

Selon nos informations, Carrefour présentera un plan de suppressions de 500 à 600 postes dans les sièges français, qui comptent 7 500 salariés en CDI. Pour cette première vague, les services achats et international seraient particulièrement touchés. La direction de Carrefour s'engagera à ce qu'il n'y ait que des départs volontaires.
«Nous exigerons qu'il n'y ait ni licenciement sec ni départ forcé, et des reclassements en priorité dans le groupe», assure Dejan Terglav, secrétaire fédéral FO. Ce dernier s'inquiète aussi du sort des intérimaires et des CDD des sièges. Ils seraient entre 400 et 500, et leur contrat ne devrait pas être renouvelé.

Méthode douce
Depuis plusieurs mois, les syndicats s'attendent à 3 000 suppressions de postes en France. Un mal nécessaire pour sauvegarder la compétitivité de l'enseigne, qui n'a jamais digéré la fusion avec Promodès, en 2000. «Il nous faut encore réduire nos frais généraux et nos coûts de siège, a prévenu Georges Plassat, le nouveau PDG de Carrefour, le 18 juin lors de son unique prise de parole publique depuis sa prise de fonction, à l'occasion de l'assemblée générale. Si nous décentralisons, il faut en tirer les conséquences, quitte à remettre des compétences sur le terrain, là où elles sont essentielles.»

La direction de Carrefour, qui n'a pas souhaité commenter les informations, a choisi la méthode douce pour réduire les effectifs. Elle veut à la fois éviter les soubresauts politiques dans un contexte tendu entre le gouvernement et les entreprises, préserver des relations sereines avec les représentants des salariés et ne pas trop secouer les équipes, déjà déstabilisées par le programme de réductions des coûts de 2,1 milliards d'euros mis en place par la direction précédente en 2009. «Georges Plassat, pour qui la priorité est de relancer les ventes des hypermarchés français, tient à identifier les meilleurs éléments pour les retenir, afin de ne pas perdre de compétence clé», confie un proche.

La direction de Carrefour devrait donc gérer la réduction d'effectifs des sièges en trois étapes. Deux autres plans de départs volontaires, portant chacun sur environ 500 postes, sont programmés, l'un en janvier-février, l'autre avant l'été. La direction espère ne pas avoir à mettre en œuvre le troisième.

Le gouvernement va examiner la situation de Carrefour, qui pourrait supprimer plus de 500 emplois, a déclaré dimanche le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.
Les syndicats craignent que le groupe de distribution annonce ces suppressions de postes mercredi.
"Nous allons nous pencher sur cette entreprise comme nous l'avons fait sur d'autres", a dit Arnaud Montebourg lors d'une émisssion BFM-TV, RMC et Le Point.
"Nous allons regarder quelle est la rentabilité de l'entreprise et les raisons pour lesquelles elle se trouve dans cette situation", a-t-il ajouté.

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :