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Après avoir quitté la Hollande dimanche, le Tour de France traverse désormais la Belgique. Dans le « Plat Pays » aussi, les soldes ont démarré. Carrefour ne se contente pas de brader les stocks. Le groupe s’attaque également aux emplois.

Seize magasins déficitaires ont fermé jeudi 1er juillet, entraînant la suppression de 1092 emplois. Seize autres établissements sont cédés à la famille Mestdagh, propriétaire de l’enseigne Champion. Le transfert des 800 salariés concernés aura lieu le 1er octobre. Il s’accompagnera d’une baisse de salaire. « C’était ça ou la fermeture », déplore Myriam Delmée, vice-présidente du syndicat belge des employés SETCA-FGTB.

 

 

 

 

La direction a annoncé son «plan de sauvetage» en début d’année. Elle souhaitait fermer 21 sites sur les 52 jugés déficitaires et en passer 7 autres sous franchise. Après trois grosses grèves, les syndicats belges sont parvenus à sauver 12 magasins, soit 900 emplois, et à réduire le plan d’économies de 30 à 21 millions d’euros. Ils ont aussi obtenu une garantie du volume d’emploi pour les 6 ans à venir.

 

 

 

«Mille suppressions de postes, pour la Belgique, ça reste énorme », poursuit Myriam Delmée. La direction promet qu’il n’y aura pas de licenciements secs, seulement des départs anticipés à la retraite, des mutations et des reclassements. Mais à la FGTB aucune hypothèse n’est exclue.

 

 

 

« Carrefour dégraisse tous les 2 ou 3 ans et à chaque fois, on perd un paquet d’emplois, explique Myriam Delmée. En 2007 déjà, le groupe a fermé 12 magasins et supprimé 950 postes. » La marque reste tout de même un bastion de la distribution et l’un des plus gros employeurs de Belgique avec presque 15 000 salariés. Elle s’était implantée en Belgique en 2000, avec le rachat des magasins GB. Après la restructuration, elle possèdera encore près de 600 magasins.

 

 

 

 « Même si on savait que Carrefour Belgique était en difficulté, on a été scandalisés par la brutalité du plan et on apporte tout notre soutien aux camarades belges », insiste Dejan Terglav, secrétaire fédéral chargé de la grande distribution à la FGTA-FO. En France aussi, où FO est largement majoritaire, le groupe prévoit des économies, des réorganisations et des suppressions d’emplois. « Le nouveau patron Lars Olofsson est arrivé l’an dernier avec un plan de réduction des coûts, poursuit-il. On le soupçonne de vouloir faire remonter l’action qui s’est écroulée. »

 

 

 

Il n’y a pas de licenciements secs mais les embauches sont gelées. Avec le turnover, les emplois sont rapidement supprimés. « Traditionnellement, le groupe menait une bonne politique sociale mais c’est fini, ajoute Dejan Terglav. À mesure que les nouvelles technologies se développent, les conditions de travail se dégradent. Tout le profit va chez l’actionnaire. Avant les salaires augmentaient de 2,5 à 3% par an. Cette année, c’est seulement de 1,5% et il a presque fallu faire grève pour l’obtenir. »

Tag(s) : #REVUE DE PRESSE

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