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FERMETURES TARDIVES, CLIENTS EN GOGUETTE... LE GROS RAS-LE-BOL DES EMPLOYÉS DE LA GRANDE DISTRIBUTION

"Les personnes voulant faire leurs courses ont largement le temps de les faire de 8 heures à 18 heures et ça protégera mieux la population", estiment des salariés. La direction juge au contraire que cela permet de mieux respecter les gestes barrières.

Le confinement n’a pas encore une semaine, mais déjà une nouvelle polémique pointe son nez.

Cette fois-ci, elle n’est pas à aller chercher chez les petits commerçants, mais au contraire du côté des mastodontes de la grande distribution… et plus précisément de leurs salariés.

En cause, deux problématiques: les horaires et la surfréquentation.

POURQUOI FERMER SI TARD?

Ce week-end, Frédéric Portier, représentant régional et conseiller rational du syndicat du SECI-UNSA a écrit au préfet, aux maires et même au Président de la République.

Au nom des salariés des magasins Carrefour d’Ollioules (et de Nice), il plaide pour un aménagement des horaires d’ouverture qui lui semblerait plus dans l’esprit du confinement.

"Les personnes voulant faire leurs courses ont largement le temps de les faire de 8 heures à 18 heures et ça protégera mieux la population", estime le syndicaliste qui peste contre les fermetures à 21 ou 22 heures. "C’est ridicule, on parle de produits de première nécessité et de personnes confinées. Comment justifier des fermetures aussi tardives? Pour les salariés, cette amplitude horaire est une contrainte supplémentaire alors que tout le monde est déjà fatigué".

Un propos que partage totalement Stéphane Gatto, élu CGT du Carrefour Mayol, à Toulon. "En plus, ce qu’on observe à Mayol, c’est que durant les trois dernières heures de la journée, il n’y a plus de clients. Après le rush des premiers jours, c’est le désert. À Toulon, dès que la nuit tombe, les gens ne sortent plus. On pourrait vraiment fermer les portes plus tôt pour permettre aux équipes en sous-effectif de se reposer un peu. On peut aussi se dire que, si on est là pour répondre aux besoins de première nécessité, ce n’est peut-être pas indispensable de lancer les opérations commerciales sur les chocolats de Noël!".

LES COURSES… ET LA PROMENADE

Autre motif de colère chez les salariés de la grande distribution: l’impression tenace que leur lieu de travail s’est transformé en parc de loisirs… où en lieu de convivialité.

"On voit des clients revenir 4 ou 5 fois par jour, uniquement pour acheter une bricole, s’agace par exemple Ludovic Tristan, délégué syndical au Carrefour Ollioules. Venir au supermarché est devenu une sortie et les gens remplissent des attestations qui leur permettent de contourner les règles. Mais au passage, en faisant ça, ils favorisent la diffusion du virus et font courir des risques inutiles aux salariés des magasins."

Même observation du côté de Mayol. "Les gens se donnent rendez-vous dans les hypers. Ils ne vont plus dans les cafés, ils viennent ici pour discuter Ce n’est pas normal".

Pas de réaction officielle pour l’instant du côté des directions de magasins. Si elles glissent ne pas avoir observé de clients aux multiples passages, elles estiment que garantir une amplitude horaire large permet d’éviter les embouteillages de chariots… et donc de favoriser le respect des gestes barrière.

 

FERMETURES TARDIVES, CLIENTS EN GOGUETTE... LE GROS RAS-LE-BOL DES EMPLOYÉS DE LA GRANDE DISTRIBUTION

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