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Le groupe d’Alexandre Bompard affiche 3,5% de croissance en comparable au premier semestre 2019. En France, les supers (+ 2%) et la proximité (+ 2,7%) sont bien orientés, tandis que les hypers restent dans le rouge (- 0,5 %).

En poste depuis l’été 2017, le PDG de Carrefour, Alexandre Bompard, a clairement joué la carte de l’optimisme, fin juillet, au moment de présenter les résultats du groupe à l’issue du premier semestre de l’année.« Carrefour affiche une performance en nette amélioration, les résultats sont en croissance », s’est-il réjoui.

Le chiffre d’affaires TTC du groupe sur les six premiers mois de 2019 s’élève à 38,79 milliards d’euros. Il enregistre au passage une croissance de 3,5 % à magasins comparables, contre + 2,4 % au second semestre 2018 et seulement + 1,1 % au premier semestre 2018. Le résultat opérationnel courant se monte à 618 millions d’euros, en hausse de 27 millions d’euros, soit un bond de 4,5 % à taux de changes constants. Quand la dette, dans le même temps, fond de 122 millions d’euros pour s’établir à 5,95 milliards d’euros.

Sur le marché français, « toujours très compétitif » souligne le communiqué de Carrefour, le chiffre d’affaires du groupe demeure tiré par l’alimentaire dont la dynamique est « satisfaisante ». Tous formats confondus, le distributeur voit ses ventes hexagonales croître de + 0,8 % en comparable au premier semestre 2019. Un chiffre supérieur à celui de l’ensemble de l’année 2018 (+ 0,3 %). S’ils améliorent leurs performances vis-à-vis de l’exercice précédent (- 1,4 % en 2018), les hypermarchés restent à la peine (- 0,5 % en comparable au premier semestre 2019). Comme de coutume désormais, ce sont donc les supermarchés (+ 2,0 %) et la proximité qui progressent le plus (+ 2,7 %) au cours des six premiers mois de l’année. Le résultat opérationnel courant de la France est à l’avenant, avec une hausse de 5,3 % « après trois années de dégradation »qui lui permet d’atteindre 116 millions d’euros.

Malgré ces annonces positives, notons tout de même que le chiffre d’affaires global du distributeur ne cesse de rétrécir. Suite à la cession en juin dernier de 80 % de Carrefour Chine au groupe Suning.com, les ventes de ce pays (hors Taïwan) sont comptabilisées en activités abandonnées et ne sont donc plus intégrées aux résultats de Carrefour. Ce qui fait d’ores et déjà dégringoler le volume d’affaires TTC du groupe de plus de 2 milliards d’euros au premier semestre 2019. Soit une chute de l’ordre de 6 %. Un constat qui n’empêche pas Alexandre Bompard de mettre en avant les effets de son plan Carrefour 2022 dont il confirme les objectifs. « Cette forte dynamique s’accompagne d’une intensification de notre plan de transformation, affirme-t-il. Nous multiplions les initiatives concrètes au service de nos clients : nous investissons dans les prix pour soutenir leur pouvoir d’achat, nous leur proposons des services plus étendus et des formats plus innovants. »

Le groupe d’Alexandre Bompard affiche 3,5% de croissance en comparable au premier semestre 2019. En France, les supers (+ 2%) et la proximité (+ 2,7%) sont bien orientés, tandis que les hypers restent dans le rouge (- 0,5 %).

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