Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Chez Carrefour, tout reste à faire dans le numérique Géant de la distribution,nain de l'e-commerce.
Chez Carrefour, tout reste à faire dans le numérique Géant de la distribution,nain de l'e-commerce.
Chez Carrefour, tout reste à faire dans le numérique Géant de la distribution,nain de l'e-commerce.

En 2016, Carrefour a réalisé un chiffre d'affaires de 1,2 milliard d'euros sur le Web, dont l'essentiel en France. Bien peu par rapport aux 85,7 milliards de recettes engrangées. " Nous avons besoin d'accélérer la transformation - numérique - du groupe, avait déclaré fin août Alexandre Bompard, présentant les résultats du premier semestre. Les frontières entre le online et le offline s'effacent dans tous les pays où nous sommes présents, et dans tous nos métiers. " L'e-commerce représentait, en 2016, 4,6 % du marché des produits de grande consommation dans le monde, mais générait 35 % de sa croissance, selon une étude de Kantar Worldpanel de juin. Pas étonnant que lenumérique soit l'un des 18 chantiers identifiés par le nouveau PDG de Carrefour. Pour mener cette transformation, M. Bompard a fait appel à Marie Cheval, ex-directrice générale de la banque en ligne Boursorama.
" On est en retard. Georges Plassat - ancien PDG du groupe - avait une position un peu à contre-courant sur le numérique, disant que la base du commerce n'allait pas dis-paraître ", reconnaît Sylvain Macé, délégué syndical CFDT pour le groupe.Ces dernières années, Carrefour a certes engagé le chantier du commerce en ligne. Conservant Ooshop pour l'alimentaire, le groupe a racheté des sites Internet comme Rue du Commerce, Greenweez pour le bio, Grands Vins Privés ou encore Croquetteland, pour la nourriture animale. Il a développé les " drive ", introduit dans les magasins la possibilité pour les consommateurs de -venir récupérer leurs achats en ligne...
" Faire tomber les frontières "
Mais l'imbrication entre commerce physique et numérique s'est faite lentement, sans que l'offre en ligne ne soit réellement unifiée. Pour ne rien arranger, Internet a souvent été perçu comme un concurrent par les salariés. " Nos collaborateurs se demandent s'il ne va pas leur piquer des clients, avait indiqué M. Plassat en juin 2017 lors de l'assemblée générale annuelle du groupe. Il faudra donc un peu de temps... et beaucoup de communication. "
Du temps, Carrefour n'en a pas, car, en face, la concurrence n'est pas restée les bras croisés. Avec, d'un côté, une volonté féroce d'Amazon d'investir le terrain des achats alimentaires en France. Et, de l'autre, des concurrents historiques qui ont mis les bouchées doubles, comme Casino avec Cdiscount, ou Auchan qui accélère dans l'organisation de son site Auchandirect.fr. Même Intermarché, très en retard sur le sujet, a créé, en février 2016, une plate-forme d'achat de produits non alimentaires. Avec la volonté de multiplier par 10 le nombre de produits disponibles, pour atteindre 1 million de références à horizon 2020.
Début septembre, M. Bompard a donc prévenu les syndicats " qu'il voulait faire tomber les frontières ", raconte Thierry Faraut, qui préside la CFE-CGC chez Carrefour. " La vraie question, aujourd'hui, c'est comment on sert le client, reconnaît Michel -Enguelz, délégué FO pour le groupe. Celui-ci veut du drive, du «click & collect» - commande en ligne d'un produit en stock et retrait en magasin - , de la livraison à la maison... La demande se morcelle. Avons-nous toutes les réponses à ces changements, sachant que, en face, il y a des acteurs comme Amazon qui sont organisés ? "


Cécile Prudhomme

Chez Carrefour, tout reste à faire dans le numérique Géant de la distribution,nain de l'e-commerce.

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :