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Ouverture des magasins le dimanche : la concurrence va faire rage à Issoire

Ouverture des magasins le dimanche : la concurrence va faire rage à IssoireLa concurrence va aussi faire rage le dimanche à Issoire. Carrefour, la plus grande enseigne du bassin, entre dans le club des magasins ouverts ce jour-là.
Petite révolution ou simple évolution ? Désormais, on pourra aussi faire ses courses le dimanche matin à Carrefour Issoire. Bruno Alzat, responsable de ce poids lourd commercial, explique ce choix.
 
Pourquoi ouvrir le dimanche matin ?
 

" Ce n'est pas par conviction personnelle mais par nécessité commerciale. Historiquement, à Issoire, étaient ouverts, le dimanche matin, Monoprix et Dia, qui s'est transformé en Carrefour Market. Le Super U de Vic-le-Comte et de Saint-Germain-Lembron sont venus grossir les rangs. À ce stade, il n'y avait pas nécessité, pour moi, d'ouvrir le dimanche matin.
La concurrence va aussi faire rage le dimanche à Issoire. Carrefour, la plus grande enseigne du bassin, entre dans le club des magasins ouverts ce jour-là.
Petite révolution ou simple évolution ? Désormais, on pourra aussi faire ses courses le dimanche matin à Carrefour Issoire. Bruno Alzat, responsable de ce poids lourd commercial, explique ce choix.
 
Pourquoi ouvrir le dimanche matin ?
 
" Ce n'est pas par conviction personnelle mais par nécessité commerciale. Historiquement, à Issoire, étaient ouverts, le dimanche matin, Monoprix et Dia, qui s'est transformé en Carrefour Market. Le Super U de Vic-le-Comte et de Saint-Germain-Lembron sont venus grossir les rangs. À ce stade, il n'y avait pas nécessité, pour moi, d'ouvrir le dimanche matin.
 

L'effet déclencheur a été l'ouverture du magasin Intermarché de Cohade (43), devenu Netto. S'en sont suivis le Carrefour Market de Brioude, l'Intermarché d'Issoire puis celui de Brassac ! Et là, ce n'est déjà plus la même ! Il nous fallait apporter une réponse. Vous ne pouvez pas aller contre le cours des choses."

Que va vous rapporter cette demi-journée supplémentaire ?

"J'ai des données que je ne vous communiquerai pas. Cela va d'abord empêcher l'érosion d'une clientèle d'opportunité. Les courses de dépannage constituent de 80 à 90 % des courses du dimanche. Même si vous restez client fidèle d'une enseigne, l'opportunité qui vous est offerte, le dimanche, d'aller chercher le produit qui manque dans le frigo, c'est ça en moins sur votre liste de courses de la semaine. Il y a un risque de basculement du client. L'autre problématique concerne la clientèle de passage. Le bassin reste fréquenté par les touristes. Quand vous êtes en vacances, vous vous posez et vous vous libérez des courses au plus près et tout de suite. L'été, cette non-ouverture du dimanche matin nous a clairement pénalisés."

Cette décision a-t-elle fait l'objet d'un accord ?

"Vous n'avez pas d'accord à obtenir. La loi Macron permet aux commerces de plus de 400 m ² à dominante alimentaire d'ouvrir tous les dimanches, de 9 heures à 13 heures, sans autorisation particulière. La loi dit aussi que vous pouvez intégrer le dimanche dans le temps de travail, en abondant les heures effectuées ce jour-là à hauteur de 30 %. C'est tout. Nous, on est sur la base du volontariat. Un salarié à temps complet fera des heures supplémentaires, avec majoration, plus une deuxième qui est celle du dimanche. On s'est aussi engagé à ce qu'il puisse être à la maison le dimanche avec son conjoint, si celui-ci est dans un secteur où l'on est aussi amené à travailler ce jour-là."

Ces arguments ont-ils convaincu ?

"L'adhésion des collaborateurs n'a pas été difficile à trouver. 80 % de mes besoins du dimanche vont être couverts par le personnel du magasin. Si je n'ai pas assez de collaborateurs, le deuxième cas de figure, c'est l'étudiant, et en dernier lieu, l'intérimaire. J'ai dû signer une bonne dizaine de CDI. Ce sont des petits contrats, on est sur du temps partiel.

La galerie marchande sera-t-elle ouverte ?

"Non, les enjeux pour ces commerces ne sont pas les mêmes. La réussite de l'opération amènera peut-être certains à revoir leur position. Mais je ne peux pas parler en leur nom."

"Aucune caissière n'est en CDI volontaire"

« Sachant que Cora, à Lempdes, avait déjà ouvert et que la loi Macron le permettait, on se disait qu'un jour ou l'autre, cela allait arriver. Mais il n'y a pas de surcroît d'activité qui légitime cette ouverture dominicale. »

La position de la CGT est nette. « Nous manquons déjà de pouvoir d'achat. Alors pourquoi ouvrir ? », insiste Virginie Veysseyre, délégué syndicale, entourée de Magali Martin, Sylvie Fourvel et Séverine Frichot. « Cela ne va pas générer du chiffre d'affaires car les achats vont se répartir sur la semaine. Les portefeuilles ne sont pas élastiques ! En plus, cela va entraîner des frais de fonctionnement. Ils se répercuteront sur quoi ? » Le personnel de l'hypermarché, quant à lui « est mitigé », selon le syndicat. « Par exemple, aucune caissière en CDI n'est volontaire. »

Des tracts de sensibilisation ont été distribués, la semaine dernière, aux clients. « C'est la perte d'un acquis social, celui du repos dominical, reprend Virginie Veysseyre. Comment va s'organiser la vie de famille ? Comment s'investir dans le monde associatif ? Et qui dit qu'un jour, le magasin ne sera pas ouvert la journée entière ? Nous devons tous réagir. »

Marion Chavot et Olivier Choruszko

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